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 Résumé du PIFFF 2012 ( Paris International Fantastic Film Festival )

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Sadique-master
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MessageSujet: Résumé du PIFFF 2012 ( Paris International Fantastic Film Festival )   Mar 27 Nov - 20:42

John Dies at The End : Un film complètement barré qui part dans tous les sens, avec une légère inspiration des films borderline de Gregg Araki . C'est totalement psychédélique, entre parano et surréaliste, des flashs back dans tous les sens , des personnages totalement tarés . C'est un film qu'il faut vraiment suivre car on a très vite fait de perdre le file, malgré sa première approche bordélique et désordonné le film a un certain fil conducteur et s’avère être rempli de messages sur la religion, les prophéties, la drogue, la paranoïa, l'existence...

The ABC's of Death : C'est assez difficile de faire une vraie critique sur ce film qui n'en est pas vraiment un étant donné que les 26 segments des 26 réalisateurs sont totalement différents, l'idée est bien mais peut être une arrière-pensée trop " buzz " . Avant même de le voir on se doute bien que les segments seront inégaux et c'est bien le cas, certains montent très haut comme d'autres descendent très bas . On a même certains segments qui n'ont strictement rien à foutre ici, comme un segment avec une planche de surf qui est sur l'eau et qui coule ou l'histoire d'une merde dans les toilettes ...
A côté de ça on a quand même des segments ultra-pervers , comme un segment asiatique avec deux mecs attacher et différents " Stages " ils ont seulement les mains libres et doivent se branler devant des choses abjectes sous pression de se faire enfoncer une perceuse dans l'anus, quand je dis choses perverses, ça va même jusqu'à la pédophilie, donc sur le coup c'est plutôt osé et vraiment sympa . D'autres segments comme celui de Ben Wheatley (Kill List), Yoshihiro Nishimura (Tokyo Gore Police), Xavier Gens (The Divide), Srdjan Spasojevic (A serbian film)...sont très bien, mais on ne peut pas dire que l'anthologie en elle-même soit excellente, trop irrégulière, donc on reste mitigé au final .

Stitches : Ça reprend un peu les slashers nanardesque des années 80 , c'est mignon , c'est assez gore mais c'est pas du tout assez aboutit , c'est bon pour du divertissement , pour rigoler un peu , mais ça vole pas trés haut et ça reste pas dans les esprits .


Citadel (déja fait ma critique pour l'étrange festival) (pour moi le meilleur film du festival , voir des deux festivals )

In their Skin : Directement inspirés de funny gamme, les acteurs ne sont pas mauvais mais mal dirigés . Le début passe plutôt bien, des situations incongrues et dérangeantes, mais ensuite c'est le dérapage total, bien loin des classiques du genre, un manque total de matière, on tourne en rond, on aboutit à rien l'ambiance ne tien plus la route, ce n'est pas crédible, à oublier, ou à regarder pour les 30 premières minutes .

Crave : Un personnage principal légèrement schyzofréne et sidérer du quotidien très bien interprété, le film prend du temps à se mettre en place mais les personnages sont assez attachant, ce qui permet de se mettre facilement dans le film, et pour accompagner le tout , des scènes onirique très intéressant et ironique imaginant la scène même avant qu'elle se produise faisant le parallèle entre la fade situation qui se présente et ce que le protagoniste s'imagine . Le film monte en folie, la schizophrénie augmente, malgré peut-être un certain manque d'action, l'histoire est très bien tourné, rien à reprocher au scénario et à la réalisation, de nombreux retournements de situations, ça ne se passe jamais comme le spectateur l'attend, on est transporté et immerger, c'est une très bonne surprise .

The seasoning House : Voici le film le plus violent du festival, rien que le synopsis présentant "un bordel dans les balkans et une jeune fille muette préparant son évasion " laisse tout de suite imaginer la chose . Et en effet dès le début on a une ambiance poisseuse et glauque, brutal et sans pitié, c'est parfois assez dérangeant, de plus qu'on s'immerge facilement dans le film . La seconde partie, qui comme tout rape and revenge s'avère plutôt jouissif , très graphique et réaliste, le seul petit problème c'est surement l'action un peu trop appuyer qui démystifie le côté glauque du départ et rend le film plus facile, et plus grand public, malgré ça, on reste sur un film violent partant d'un scénario délicat et difficile qui est bien traité et reste viscéral jusqu'au bout .
ps : D'ailleurs il y a eu un malaise dans la salle .

Modus Anomali : Ca débute comme un survival étrange, assez atmosphérique et réaliste, une ambiance de cauchemars, on n'en sait pas trop sur les personnages, l'histoire est mystérieuse et sombre, pendant tout le film nous sommes pris dans le rôle de l'acteur principal qui est totalement perdu et dévient même paranoïaque . Alors , on s'enfonce dans le film qui s'avère être un scénario de plus en plus tordu , jusqu'au dénouement final, c'est un film assez spécial, souffrant de quelques longueurs mais il s'en sort vraiment bien dans son ensemble...

The forbidden : Court métrage expérimental de Clive barker , vachement spécial, intriguant et glauque, ce film ressemblant à une sorte d'autopsie en noir et blanc avec des reliefs fluorescent et sa bande-son hypnotique est un vrai ovni, vraiment intéressant .

Hellraiser 1 et 2 : déjà vue plusieurs fois , j'ai toujours aimé sans en être plusieurs fans ce que ça, malgré que l'ambiance du premier soit vraiment sympa, et graphiquement pour l'époque, ça envoi !

Candyman : Je ne l'avais pas revue depuis très longtemps, et le redécouvrir sur le grand écran c'est vraiment une claque, la musique est juste géniale, le scénario et la réalisation sont parfaits . Ce film est envoûtant, flippant, beau, très loin d'être con et bien supérieur aux autres slashers des années 90 . D'ailleurs , l'idéologie du mythe est vraiment maniée avec perfection, rien à redire, ce film est un chef-d'oeuvre .

Horror stories : un film à sketch asiatique (coréen) reprenant le principe des mille et une nuit avec un tueur qui séquestre une femme lui demandant de lui raconter des histoires qui fait peur pour l'endormir . Dans l'ensemble c'est vraiment sympa, les sketches sont tous assez différent et d'après la culture coréenne se sont tous des détournements de contes pour enfants, ce film est donc plutôt envoûtant et flippant, dans l'ensemble c'est un film à sketches réussi qui est supérieur à la moyenne des films du genre, sans en être transcendant pour autant .

Silhent hill révélation (3D) : Visuellement c'est très beau, le 3D rend bien...le film a une atmosphère intéressante.mais le scénario est parti aux oubliettes... Totalement incohérent et tiré par les cheveux, c'est un film qui vise un grand public, même un public d'adolescent...c'est assez dommage, à regarder juste pour le visuel .

Anecdotes intéressantes et suite du résumé : L'ambiance du festival était très sympa, surtout pour une deuxième édition . Ça fait vraiment plaisir de voir une nouvelle manifestation de festival du genre à Paris, en France . On avait déjà l'étrange festival qui est à présent rendu à sa 18éme édition, et maintenant nous avons le PIFFF . Lors de la séance de clôture avec Silhent hill, nous avons eu des animations sympas, dont les infirmières démon du film qui étaient là et faisaient peur aux spectateurs, elles étaient avec des couteaux dans les couloirs et ont déambulé dans la salle , lors de l'ouverture . Les micro-trottoirs et les interviews qui ont ensuite été diffusé sur Dailymotion au compte du PIF, sont aussi une très bonne idée, pour montrer l’envoûtement et l'enthousiasme du festival, et accessoirement pour se faire de bonnes crises de rire lors du visionnage .

Les réalisateurs étaient très accessibles, les journalistes (magazines etc...) et autres professionnels du milieu aussi , c'est un point fort de ce genre de festival, visant un public bien particulier et aboutissant à une bonne entente . De plus c'est un festival assez intimiste qui permet de faire de bonnes rencontres entre fans et adeptes du genre .
Nous avons aussi pu savoir des choses intéressantes comme Pascal Laugier (Réal de martyrs) qui nous explique son remake d'Hellraiser qui n'a jamais fait à cause des conditions fâcheuses des productions, en expliquant bien tout, son séjour chez Clive Barker...etc .
Qu'une chose a rajouté, vivement la prochaine édition !

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MessageSujet: complément   Mer 28 Nov - 1:15

bon je compléterais avec la bonne surprise inattendue du festival : Universal Soldier : Day of Reckoning, un film d'action plus malin que la moyenne avec une ambiance bien glauque et des combats de malade.
The butterfly room : un giallo porté sur les épaule de l'effrayante Barbara Steele qui se laisse regarder sans trop de difficulté. Fortement déconseillé aux allergiques aux film truffé de flash-back, cependant.
Here come the devil, mon préféré avec Crave et Citadel, une ambiance envoutante, un érotisme parfois très bandant, un sujet déviant et du satanisme bref un très bon film fantastique.
Doomsday book : bon film à sketck 2 segments sur 3 assez drôle, surtout le dernier, un vrai plaisir ; le plus beau est bien sur celui philosophique et non drôle de Kim Jee Won (I saw the devil) qui signe sont très beau 1er film non violent.
trailer war : petite déception, parfois lourd quand on ne pige pas bien l'anglais (VO non stfr), il s'agit là d'une compilation de bande-annonce de film de genre des années 70 et 80.
Dragon gate : déjà vu au festival chinois de Paris, un Wu-xia pan de malade de Tsui Hark. Ce réalisateur est un fou, il a des idées de dingue comme cette scène de baston mémorable à l'intérieur d'un gros ouragan ! De plus ce film était proposé cette fois-ci en 3D, plutôt bonne dans l'ensemble.
Side by side : le meilleur documentaire que j'ai vu sur le cinéma, passionnant de bout en bout, une bénédiction pour les cinéphiles. Idéal pour tout connaitre sur l'évolution du film tel que nous le connaissons avant à l'arrivée du numérique et ses fabuleux progrès technologiques.
In the shadow of the tall man : un making of pas comme les autres, on comprend très bien que son auteur est un pote de Pascal Laugier (Tall man = The secret) On rentre vraiment dans la manière de procédé de Laugier, sa façon de faire un film. Un cadeau pour ses fans.
Sinon quel plaisir aussi de découvrir l'un des premiers chef d’œuvre de Dario Argento, 4 mouches de velours gris, une merveille de giallo proposé dans un belle copie remastérisé. tous les futurs ingrédients de ses meilleurs films sont bien présent.
Je finirais par le cadeau du festival, la meilleure raison d'y aller : Nightbreed : The cabal cut : la version longue de Cabal, le meilleur Clive Barker, réalisateur, près de 3/4 d'heures retrouvées, un pur bonheur, le film n'est plus du tout le même et l'histoire est bien plus passionnante. Reste la qualité inégale de la copie proposé (le montage alterne en permanence entre VHS pourrie et DVD) Si tout va bien le blu-ray sortira l'année prochaine, j'ai hâte.
Ah j'oubliais j'ai vu les courts métrages français, très intéressant, 2 parlent de pédophilie incestueuse de manière suggérée et très soignés visuellement (La mort du loup et Alice et Lucie), certains étaient très drôle (le très bon Nostalgic Z avec mon ami Francis Decker, Spaghetti man et le très astucieux et réussi Maximilien) en revanche je n'ai pas trop accroché à Food elle qui ne ressemble pas vraiment à un film, Le baiser du vampire que j'ai trouvé pauvre techniquement et ennuyeux, Autopsy des délices, trop tape à l’œil.
Raté les courts métrages internationaux, malheureusement (fallait bien dormir)
Les autres films : le très bon film à sketch, VHS, l'un des rare films à savoir utilisé le procédé du found footage correctement qui n'a malheureusement pas fait l'unanimité auprès du public du festival et l'autre Bad Taste qui n'a visiblement pas pris une ride, faut vite que je remate mon DVD.
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MessageSujet: Re: Résumé du PIFFF 2012 ( Paris International Fantastic Film Festival )   Mer 28 Nov - 14:24

Merci d'avoir compléter les films que je n'ai pas vue , car moi j'étais pas abonner comme toi héhé

et je vais rajouter deux vidéos :

C'est dommage on me voit pas avec le masque à gaz lol , vivement les photos .
Regardez jusqu'au bout pour l'animation final (que j'ai aussi filmer avec mon caméscope , je vais mettre la vidéo plus tard)




Voici une vidéo des interview du PIFFF sur le magnifique Citadel (qui a d'ailleurs reçu le grand prix du public )
Ps : Je suis le premier qui me fait interviewer , ne faîtes pas attention à ma coupe complètement bordélique et la téte de déterrer que je tire Very Happy
En deuxième c'est mon pote Franck (qui n'a pas fb et n'est pas sur le forum ) et en 4éme l'ami " Brutalbrutth " qui est sur le forum .

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